AHV, IV et EO en Suisse : quelles déductions réduisent vraiment le salaire net ?

Comprenez l’AHV, l’IV, l’EO et les autres déductions salariales suisses : ce qui est obligatoire, ce qui réduit le net et comment lire correctement ces lignes sur une fiche de paie suisse.

Si vous commencez à travailler en Suisse, comparez plusieurs offres ou souhaitez simplement mieux comprendre votre première fiche de paie suisse, il est utile d’examiner clairement ces trois postes. L’AHV, l’IV et l’EO ne sont pas des détails administratifs, mais des cotisations sociales légales qui influencent directement le salaire net mois après mois.

En pratique, elles sont souvent mélangées avec d’autres retenues : BVG, ALV, impôt à la source, assurance accidents non professionnels ou KTG peuvent se ressembler sur la fiche de paie, alors qu’ils ne suivent pas les mêmes règles. Comprendre ces différences est essentiel pour évaluer un contrat ou faire une comparaison brut-net réaliste.

AHV, IV et EO en Suisse : quelles déductions réduisent vraiment le salaire net ?

Ce que signifient l’AHV, l’IV et l’EO en Suisse

L’AHV, l’IV et l’EO appartiennent au premier pilier du système suisse de sécurité sociale. Il s’agit de l’assurance-vieillesse et survivants, de l’assurance-invalidité et du régime des allocations pour perte de gain. Pour les salariés, ces cotisations sont prévues par la loi et sont prélevées directement sur le salaire. Selon le mémento officiel AHV/IV 2.01, en vigueur au 1er janvier 2026, la cotisation totale AHV, IV et EO s’élève à 10,6 % du salaire déterminant, répartie à parts égales entre employeur et employé. Pour un salarié, cela signifie en règle générale une part salariale de 5,3 % du salaire soumis à cotisation.

En langage simple, l’AHV sert à financer la retraite et les prestations pour les survivants, l’IV couvre certains risques liés à l’invalidité, et l’EO finance des indemnités de perte de gain, par exemple en cas de service, de maternité, de congé de prise en charge ou dans d’autres situations prévues par la loi. Pour la plupart des salariés, le détail des prestations est moins important que l’effet concret sur la fiche de paie : ces retenues sont obligatoires et réduisent le salaire net avant même d’autres postes comme la BVG ou l’impôt à la source.

Si vous voulez estimer rapidement l’impact de l’AHV, de l’IV et de l’EO sur votre salaire mensuel, utiliser un calculateur de salaire net suisse est un bon point de départ. Un calculateur ne remplace pas une fiche de paie individuelle, mais il montre clairement qu’un contrat de travail apparemment simple peut déjà inclure plusieurs couches de déductions légales qui influencent le net.

Cela devient encore plus concret avec un exemple chiffré. Si vous voulez voir comment les retenues obligatoires pèsent sur un salaire courant, consultez l’article 7000 CHF brut-net en Suisse. Il montre de façon très pratique que l’écart entre salaire brut et montant versé ne vient pas seulement des impôts, mais déjà de manière importante des cotisations sociales.

Il est aussi important de distinguer ces cotisations d’autres assurances qui peuvent apparaître sur la fiche de paie. L’AHV, l’IV et l’EO sont des piliers obligatoires du premier pilier. L’assurance accidents ou une éventuelle assurance indemnités journalières maladie relèvent d’une autre logique, même si elles apparaissent aussi dans la paie. Pour faire cette différence, le guide sur l’assurance accident et le KTG en Suisse est utile, car il explique clairement quelles retenues relèvent d’une protection obligatoire et lesquelles dépendent davantage du modèle d’entreprise, du risque ou du contrat d’assurance.

Sur le plan éditorial, il ne faut donc pas traiter l’AHV, l’IV et l’EO comme de simples notions abstraites de sécurité sociale, mais comme une composante fixe du salaire net. C’est d’ailleurs ainsi que la centrale d’information AHV/IV les présente sur ahv-iv.ch : comme des cotisations obligatoires prélevées directement sur le salaire des personnes actives. L’Office fédéral des assurances sociales (OFAS / BSV) est l’autorité fédérale compétente. Pour des explications pratiques sur les obligations et les situations de vie, ch.ch constitue également une référence officielle utile.

Comment ces déductions influencent le salaire net

Le point le plus important pour les salariés est simple : l’AHV, l’IV et l’EO sont calculées en pourcentage du salaire soumis à cotisation. Il ne s’agit donc pas d’un montant fixe en francs, mais d’une retenue qui augmente avec le salaire. Une personne qui gagne 5 000 CHF brut par mois paiera moins qu’une autre à 8 500 CHF brut. C’est justement pour cela qu’un contrat de travail suisse peut paraître plus attractif qu’il ne l’est réellement si l’on regarde uniquement le brut sans tenir compte des retenues mensuelles.

Prenons un exemple concret avec 7 000 CHF brut par mois. La part salariale AHV, IV et EO est de 5,3 %, soit 371 CHF par mois. Dans de nombreux cas, il faut encore ajouter l’ALV, l’assurance-chômage. Selon le mémento officiel 2.08 de la centrale d’information AHV/IV, le taux ALV est de 2,2 % au total, donc 1,1 % pour le salarié, jusqu’à un plafond annuel de 148 200 CHF. Avec 7 000 CHF brut par mois, cela représente encore 77 CHF. Rien qu’avec ces déductions sociales légales, le brut baisse déjà de 448 CHF, avant même la BVG, l’assurance accidents non professionnels, le KTG ou l’impôt à la source.

C’est précisément là que la différence entre salaire brut, raisonnement fiscal et montant réellement versé apparaît. Beaucoup de candidats comparent les offres uniquement sur la base du salaire annuel, alors que c’est le net mensuel qui compte pour le logement, l’assurance maladie et le coût de la vie. Si vous voulez situer d’autres exemples de salaires suisses, vous trouverez sur la page Suisse d’autres calculateurs, comparatifs et explications sur les questions salariales fréquentes.

Pour les revenus plus élevés, l’ALV mérite une attention particulière, car elle ne s’applique pas sans limite à chaque franc de salaire. Le mémento officiel AHV/IV sur l’assurance-chômage indique pour 2025, et toujours applicable en juillet 2026, un plafond de 148 200 CHF par an. Au-delà de cette part de salaire, il n’y a plus de cotisation ALV, alors que l’AHV, l’IV et l’EO continuent de s’appliquer. En pratique, cela signifie qu’à très bon salaire, la retenue AHV/IV/EO continue d’augmenter alors que l’ALV finit par se plafonner. La logique des déductions change donc à partir d’un salaire mensuel supérieur à 12 350 CHF.

Pour la plupart des salariés, la formule ne suffit toutefois pas : il faut aussi comprendre l’ordre des lignes sur la fiche de paie. L’AHV, l’IV et l’EO font partie des premiers postes qui réduisent visiblement le salaire net. D’autres éléments peuvent ensuite s’ajouter selon la situation. Si vous voulez comprendre pourquoi le net versé reste nettement plus bas que le brut annoncé, il faut lire chaque ligne de déduction dans son contexte. Le guide comprendre la fiche de paie suisse est justement utile pour relier cotisations sociales, impôt à la source et effet final sur le net.

Autre point très concret : toutes les dépenses obligatoires d’un salarié ne passent pas par la fiche de paie. L’assurance maladie de base en Suisse doit être souscrite individuellement, et sa prime n’est pas liée au revenu selon les informations officielles de la sphère AHV/IV. Cela signifie que même si votre paie semble claire, la prime mensuelle d’assurance maladie vient généralement s’ajouter en dehors du salaire. Pour évaluer correctement votre niveau de vie, il ne faut donc pas confondre salaire net et revenu réellement disponible.

À noter : un calculateur en ligne donne toujours une estimation. Des facteurs individuels comme le canton, le statut d’imposition à la source, le plan BVG, la prime d’assurance accident ou le modèle de l’employeur peuvent modifier le montant réellement versé.

Quelles différences avec la BVG et les autres retenues salariales

L’erreur la plus fréquente consiste à mettre toutes les déductions figurant sur une fiche de paie suisse dans la même catégorie. L’AHV, l’IV et l’EO sont des cotisations légales obligatoires du premier pilier avec une logique nationale relativement uniforme. La BVG, en revanche, appartient au deuxième pilier, c’est-à-dire à la prévoyance professionnelle. Elle ne poursuit pas le même objectif d’assurance et son calcul suit d’autres règles. Les explications officielles liées à la prévoyance professionnelle montrent d’ailleurs que le deuxième pilier doit compléter le premier pour permettre de maintenir un niveau de vie approprié après la retraite.

Pour les salariés, cette différence est très concrète : l’AHV, l’IV et l’EO sont prélevées comme un pourcentage fixe du salaire déterminant. La BVG dépend au contraire du salaire assuré, de l’âge, du plan de prévoyance et parfois aussi du niveau de participation de l’employeur. Deux personnes ayant le même salaire brut peuvent donc avoir des retenues BVG différentes. Si vous voyez seulement un total global sur votre fiche de paie, il ne faut pas supposer que chaque ligne de déduction sociale repose sur la même base de calcul.

Il faut aussi distinguer clairement l’ALV de l’AHV, de l’IV et de l’EO. L’ALV est également une retenue légale sur salaire, mais elle ne fait pas partie du trio AHV/IV/EO. Sur beaucoup de fiches de paie, AHV/IV/EO apparaît séparément de l’ALV, même si visuellement tout cela est parfois regroupé dans la même rubrique sociale. Sur le fond, l’ALV est une assurance distincte contre la perte de revenu liée au chômage, à la réduction de l’horaire de travail, aux intempéries ou à l’insolvabilité de l’employeur. Son calcul est plafonné, alors que l’AHV, l’IV et l’EO continuent en principe de s’appliquer au salaire soumis à cotisation.

La différence est encore plus nette avec l’assurance accident et le KTG. Les informations officielles liées au système AHV/IV rappellent que les primes pour les accidents professionnels et les maladies professionnelles sont prises en charge par l’employeur, tandis que les primes pour les accidents non professionnels peuvent en principe être supportées par le salarié et déduites du salaire. Ce n’est donc pas une retenue AHV/IV/EO, mais une ligne d’assurance distincte avec une autre logique de répartition des coûts. Le KTG, lui, est fréquent dans la pratique, mais n’est pas une retenue obligatoire uniforme au niveau national comme l’AHV, l’IV et l’EO.

Autre distinction importante pour les personnes en relocation ou en comparaison d’offres : l’assurance maladie est obligatoire, mais elle n’apparaît généralement pas comme une retenue salariale classique sur la paie. D’après les informations officielles publiées sur ahv-iv.ch, la personne assurée souscrit elle-même sa couverture, et la prime dépend surtout de l’assureur, du lieu de résidence et du modèle choisi, pas du revenu. Quand vous évaluez une offre suisse, il faut donc distinguer les retenues sur salaire et les coûts obligatoires payés séparément à titre privé.

L’impôt à la source constitue encore une autre catégorie. Lui aussi peut réduire fortement le montant versé, mais ce n’est pas une cotisation sociale. Pour de nombreux travailleurs étrangers sans permis d’établissement, il représente une ligne essentielle de la fiche de paie mensuelle. En pratique, lorsque vous comparez une offre, il faut au minimum séparer les groupes suivants : cotisations sociales légales du premier pilier, ALV, prévoyance professionnelle, assurances liées au risque accident, éventuellement KTG, puis déductions fiscales comme l’impôt à la source.

Comment retrouver ces postes sur sa fiche de paie

Sur une fiche de paie suisse, les déductions importantes ne sont pas toujours indiquées avec leur nom complet. Très souvent, vous ne verrez que des abréviations ou des lignes regroupées. Les formulations les plus courantes sont AHV/IV/EO, AHV-IV-EO, assurances sociales ou AHV/IV/EO/ALV. Certains logiciels de paie regroupent les trois premières contributions sur une même ligne, d’autres affichent l’ALV juste en dessous. Pour un salarié, l’essentiel n’est donc pas la présentation graphique, mais la capacité à identifier ce qui se cache derrière les sigles.

Un bon réflexe consiste à regarder en même temps trois éléments : le salaire brut, les déductions individuelles et le salaire net indiqué. Vous verrez ainsi si l’AHV, l’IV et l’EO apparaissent comme une ligne distincte ou comme partie d’un regroupement. Sur certaines fiches, le pourcentage est mentionné à côté ; sur d’autres, seul le montant en francs figure. Si votre salaire de base ne change pas, la retenue AHV/IV/EO doit rester relativement stable d’un mois à l’autre. Les variations apparaissent plutôt avec un bonus, des heures supplémentaires, un congé non payé ou un paiement exceptionnel.

À première vue, cette logique de lecture aide beaucoup : si vous voyez une ligne proche de 5,3 % côté salarié, il s’agit typiquement de l’AHV, de l’IV et de l’EO ensemble. Si vous voyez en plus une ligne proche de 1,1 %, il s’agit souvent de l’ALV. Viennent ensuite fréquemment la BVG, la NBU ou des rubriques comparables. Pour de nombreux salariés internationaux, l’impôt à la source s’ajoute encore après cela. Une fois cet ordre compris, la fiche de paie n’est plus un bloc de chiffres opaque, mais une suite lisible de retenues.

En pratique, il est aussi utile de comparer votre fiche de paie avec le contrat de travail ou le règlement du personnel. On y trouve souvent des précisions sur un éventuel partage de la prime KTG, le fonctionnement de la BVG ou le fait que l’employeur refacture totalement ou partiellement l’assurance accidents non professionnels. L’AHV, l’IV et l’EO sont, elles, la partie la moins négociable : ces cotisations sont prévues par la loi et ne relèvent pas d’une politique facultative de l’entreprise.

Si vous recevez une fiche de paie et hésitez sur la cohérence d’une ligne, il ne faut pas seulement regarder le montant final. Posez plutôt des questions précises : l’AHV/IV/EO est-elle regroupée ? L’ALV est-elle indiquée séparément ? Y a-t-il une retenue NBU ? Quelle est la part BVG ? Ces questions sont plus utiles et plus concrètes que de demander simplement pourquoi le net est plus bas que prévu.

Pour les nouveaux arrivants en Suisse ou les candidats qui comparent plusieurs offres, même de petites différences sur certaines lignes de retenues peuvent modifier sensiblement le montant disponible chaque mois. C’est pourquoi il est judicieux de ne pas se limiter à lire l’annonce d’emploi, mais de demander un exemple de fiche de paie suisse ou au moins un détail propre des retenues. Cela permet d’éviter très tôt les malentendus sur le salaire net, l’impôt à la source et les assurances.

Mini-glossaire et tableau des déductions typiques

Le tableau ci-dessous se veut volontairement pratique. Il n’a pas pour objectif de résumer l’ensemble du droit suisse des assurances sociales, mais de vous aider à reconnaître rapidement les sigles les plus fréquents sur une fiche de paie et à les interpréter correctement.

Point essentiel : cette vue d’ensemble distingue les retenues salariales légales des coûts qui se situent souvent en dehors de la paie ou qui ne suivent pas la même logique. Pour une décision concrète de déménagement, d’emploi ou de négociation salariale, cette distinction compte souvent plus qu’un détail juridique supplémentaire.

Position Que signifie-t-elle ? Effet typique sur le salaire À vérifier
AHV Assurance-vieillesse et survivants Retenue salariale légale dans le cadre du premier pilier Souvent non indiquée seule, mais regroupée avec l’IV et l’EO
IV Assurance-invalidité Retenue salariale légale Figure presque toujours dans l’ensemble AHV/IV/EO
EO Allocations pour perte de gain Retenue salariale légale Finance les prestations de perte de gain ; à ne pas confondre avec la BVG
ALV Assurance-chômage Retenue salariale légale en plus de l’AHV/IV/EO S’applique seulement jusqu’au plafond de salaire concerné
BVG Prévoyance professionnelle, deuxième pilier Peut réduire sensiblement le salaire net Son montant dépend de l’âge, du plan et du salaire assuré
NBU / NBUV Assurance accidents non professionnels Souvent prélevée sur la paie côté salarié À ne pas confondre avec l’AHV/IV/EO ; les primes varient selon l’entreprise
KTG Assurance indemnités journalières maladie Peut apparaître comme retenue selon l’employeur Pas réglementée de manière uniforme comme l’AHV/IV/EO
Impôt à la source Impôt prélevé directement sur le salaire Peut réduire fortement le net Il s’agit d’un impôt, pas d’une assurance sociale
Assurance maladie Assurance de base obligatoire Généralement payée en dehors de la paie La prime n’est en règle générale pas organisée comme une retenue salariale classique

Lorsque vous lisez votre fiche de paie, retenez cette règle simple : l’AHV, l’IV, l’EO et l’ALV sont les retenues obligatoires que presque chaque salarié voit apparaître sous une forme ou une autre dans la paie. La BVG, l’assurance accident, le KTG et l’impôt à la source peuvent venir s’ajouter selon la situation et augmenter sensiblement l’effet sur le net.

C’est pourquoi, face à une offre d’emploi, il ne suffit pas de demander quel est le salaire brut. Il faut aussi savoir quelles retenues concrètes sont prévues. Deux offres affichant exactement le même brut peuvent aboutir à des salaires nets mensuels différents si la BVG, l’impôt à la source ou la NBU ne sont pas identiques.

Fondements officiels et sources complémentaires

Pour comprendre l’AHV, l’IV et l’EO dans une logique de planification salariale, vous n’avez pas besoin de devenir spécialiste des assurances sociales, mais vous avez besoin de bonnes sources. Pour la mécanique des cotisations, les mémentos officiels de la centrale d’information AHV/IV restent la référence principale. Les plus utiles ici sont le mémento 2.01 sur les cotisations salariales AHV, IV et EO, dans sa version en vigueur au 1er janvier 2026, ainsi que le mémento 2.08 sur l’assurance-chômage. Ils précisent clairement les taux, les personnes soumises à cotisation et la répartition entre employeur et salarié.

Pour le cadre institutionnel, l’Office fédéral des assurances sociales BSV est l’autorité de référence au niveau fédéral. Si vous voulez comprendre comment le premier et le deuxième pilier s’articulent ou quels thèmes officiels se cachent derrière les différentes abréviations, le BSV est la bonne source. Pour une orientation plus pratique autour du travail, des assurances et des démarches, ch.ch est également très utile. Et pour la pratique concrète de l’AHV, de l’IV et de l’EO, avec mémentos, définitions et informations opérationnelles, ahv-iv.ch reste la source la plus directe.

Pour une décision réelle concernant un changement d’emploi, une relocation ou une négociation salariale, retenez surtout trois idées. Premièrement : l’AHV, l’IV et l’EO sont des retenues salariales légales fixes, pas un choix de l’entreprise. Deuxièmement : elles n’expliquent qu’une partie de la différence entre brut et net ; la BVG, l’ALV, la NBU, le KTG et éventuellement l’impôt à la source peuvent encore augmenter sensiblement l’écart. Troisièmement : l’assurance maladie fait souvent partie du budget personnel, mais pas de la mécanique mensuelle de la paie au même sens que les retenues sociales.

Si vous évaluez une offre en Suisse, l’étape suivante utile n’est donc pas seulement de regarder le salaire annuel, mais de faire une vraie analyse du net. Vérifiez le salaire brut, calculez l’AHV/IV/EO et l’ALV, demandez des précisions sur la BVG et l’assurance accident, et clarifiez votre statut d’impôt à la source. C’est seulement à ce moment-là que vous voyez ce que l’offre représente réellement au quotidien. C’est aussi pour cela qu’il vaut mieux croiser les sources officielles avec une fiche de paie compréhensible plutôt que de se fier à un simple chiffre brut.

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